L’eau est la vie. Elle est le bouillon de culture de nos origines, l’appareil circulatoire du monde. L’eau constitue les deux tiers de notre corps, comme de la carte du monde; et nos fluides vitaux sont salés à l’instar des océans.
Nous avons établi nos civilisations sur les côtes et les rives des grands fleuves.
Notre peur la plus viscérale est de manquer d’eau – ou d’être noyés.
(National Geographic)
Tout ça est bien évident. Bien vrai aussi.
“Pas de progrès en art, mais une histoire. Il ne s’agit pas de refaire ce qui a été fait, ni d’aller « plus loin ». Il s’agit d’être vrai, authentique, sincère. La beauté viendra, si elle vient, par surcroît.
Nous sommes les contemporains de l’éternel.”
- André Comte-Sponville, Du corps, Presse universitaire de France, Paris, 2009
26 mai 2010 à 21 09 21 0521 |
Parler d’eau … d’ océan .. de profondeur … interroge aussi l ‘ Ile .
« … comme cette autre image si souvent tracée de la minuscule île au milieu de l’ océan , avec son unique palmier et qui semble attendre le naufragé . Cette image minimale de l’ île est peut-être aussi celle de la vie, fixée , qui s’ entretient simplement , sans s’accroître , par la loi de l’ espèce et de la nature. Que faut-il de plus au palmier que le soleil sur lui et de l’ eau qu’ aspirent ses racines ? au goéland que le poisson qu’ il peut attraper à portée de bec ? Il faut , plus probablement , ce qu’à défaut de mieux et pour voiler notre ignorance affective on peut appeler « l’ amitié » de l’ autre , mais la vie est sans doute à saisir d’ abord dans cette nudité . L’ oiseau attend-il sur son îlot ? Je peux en effet en faire le symbole de l’ attente et de l’ espoir et , simultanément , celui du vide et du désespoir, comme pour le naufragé en loques qui a accroché un chiffon au sommet de l’ arbre . » Roland Bourneuf , Venir en ce lieu , L’ Instant même , 1997 .